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Devenir riche en investissant : un mode d'emploi clair et pratique

Les moyens au service de la fin, ou un business plan qui présente les choses comme elles sont - et pas autrement.

Première étape : se décider à effectivement devenir riche, se focaliser sur le sujet, et dédier chaque jour de sa vie (vingt-six heures sur vingt-quatre) et chaque calorie de sa réserve d'énergie à œuvrer dans ce sens.

Un premier tri dans les activités quotidiennes s'impose. Revoir son organisation quotidienne (personne n'a jamais fait fortune en sortant du lit à midi), remplacer la télévision par la lecture utile, retrouver le goût de l'effort et éjecter les fréquentations parasites.

Certains l'affirment (et il y a du vrai) : chaque individu est la moyenne des six personnes qu'il côtoie le plus. Une fois ses résolutions prises, soigneusement sélectionner son entourage immédiat, et s'assurer que les six en question soient plus brillantes que nous, et capables de nous tirer vers le haut.

Deuxième étape : quantifier un objectif ambitieux et raisonnable - les deux ne sont pas antinomiques - à horizon des vingt prochaines années. Par exemple, se décider à atteindre un million d'euros de richesse nette en 2030.

Bienvenue dans l'investissement intelligent, forcément à long-terme, car un patrimoine ne se bâtit pas du jour en lendemain, en dépit d'un mythe absurde mais tenace.

Bien intégrer qu'une personne qui gagne en moyenne 3.000 euros nets (1 800 000 FCFA) par mois manipule sur quarante ans de carrière près d'un million et demi d'euros de salaires (soit 900 millions de FCFA). Calculer ce qu'il adviendrait si une fraction de ce magot était retenue et investie intelligemment, et la conclusion s'impose comme une évidence : jamais la démocratisation des chances n'a été aussi vive qu'aujourd'hui.

Troisième étape : commencer à (enfin !) se payer soi-même, et systématiquement mettre de côté 20% de son salaire (peu importe son montant) chaque mois. Pas de salut sans discipline, ni d'espoir sans efforts, ni de capacité d'investissement sans cash-flow.

On travaille aussi (d'aucuns diraient surtout) pour soi-même : se rémunérer en premier, puis ensuite payer les autres (logeur, prestataires, trésor public, etc.), et rester inflexible. Par exemple, avec 2.000 euros (1 200 000 fcfa) crédités sur un compte courant, quatre cents (240 000 FCFA) sont immédiatement mis de côté, rajoutés à la cagnotte et prêts à être investis - sans que ce système ne soit négociable.

C'est l'effet boule de neige : à force de rouler et de collecter, la boule devient de plus en plus massive et de plus en plus rapide. Mais qu'importe sa taille, elle n'a jamais commencé qu'avec un seul premier petit flocon... Impulsion et discipline : rien ne sert de courir, il faut juste partir à point.

Quatrième étape : se donner les moyens de ses ambitions, et réorganiser son budget mensuel selon la méthode du folklorique (mais extraordinairement efficace) banquier Alan « Ace » Greenberg : un, surveiller les coûts ; deux, réduire les coûts ; trois, supprimer les coûts.

Exit toutes les dépenses superflues (souvent motivées par d'improductives activités). Supprimer tous les abonnements inutiles, renégocier chacun des contrats avec ses prestataires (électricité, eau, téléphone, assurance, etc.), prendre goût à l'économie (en la matière, la créativité est sans limites), surveiller chaque centime qui sort, et soudainement réaliser qu'un salaire qu'on pensait autrefois insuffisant pour vivre confortablement permet en réalité de ne manquer de rien, et même de s'offrir une substantielle capacité d'épargne et d'investissement !

Cinquième étape : travailler plus que la moyenne, et (si possible) faire quelque chose que les autres ne font pas. C'est l'évidence : impossible de s'y prendre comme la foule et malgré tout d'espérer un résultat différent de la foule. Il s'agit de cultiver la différence, et de sortir du lot.

C'est l'évidence, bis : les deux seuls moyens de s'enrichir sont d'augmenter les revenus ou de couper les coûts - idéalement les deux en même temps. Travailler plus que la moyenne pour doper sa capacité bénéficiaire, par exemple en créant une activité annexe (commencer en autoentrepreneur) ou principale (créer une société n'a jamais été aussi facile qu'aujourd'hui), sinon en entamant une formation qui permettra d'augmenter significativement son cash-flow mensuel.

Ne pas hésiter à investir en soi (il n'y a pas d'âge pour ça). Un individu est un business à lui seul : avec un actif, un passif, une capacité bénéficiaire et un potentiel de croissance. Avant d'être en mesure de gagner de l'argent, il faut consacrer du capital à l'acquisition d'actifs monnayables et/ou rentables (ici, des diplômes ou des compétences rares).

Sixième étape : se former à l'investissement et à l'entreprenariat (les deux sont indissociables) et acquérir les compétences nécessaires à l'obtention de rendements significativement supérieurs à la moyenne. En clair : devenir un allocateur de capital averti.

Beaucoup prétendront que c'est impossible, et se paieront au passage le luxe de tourner vos efforts en dérision : tant mieux, autant de concurrence en moins.

Il n'existe que trois vecteurs d'investissement : les entreprises (la Bourse), l'immobilier  et l'entreprenariat (car monter un business, c'est investir, soit mettre du capital au travail avec l'ambition de générer un rendement satisfaisant).

Il n'y a plus qu'à !

Septième étape : faire travailler son argent pour soi. En ayant réduit ses coûts et/ou augmenté ses revenus, on dynamise significativement notre capacité d'épargne et d'investissement mensuelle.

S'évaluer à travers le prisme d'un bilan comptable, avec actif et passif. L'actif, c'est ce qui met du cash dans nos poches. Le passif, c'est ce qui retire du cash de nos poches. Sans cesse développer le premier, sans relâche compresser le second.

Puisque la richesse nette est l'actif (ce qu'on possède) moins le passif (ce qu'on doit), il est facile de mesurer et tenir à jour sa performance. Bien se souvenir cependant que les parties sont gagnées par ceux qui gardent les yeux rivés sur le terrain, pas sur le tableau du score.

Surprenante constatation : une fois mise en place la discipline appropriée, même en commettant une foule d'erreurs (c'est inévitable), les résultats sont rapides et probants. La vie n'est pas si mal faite. Voilà qui met du baume en cœur, et incite à persévérer !

Huitième étape : une fois sa voie choisie, bien définir et perfectionner son processus d'investissement. Il faut faire ses gammes, et accepter que la courbe d'apprentissage soit infinie (on n'arrive jamais au sommet), pentue (rien n'est jamais facile ni donné), et souvent ingrate (on s'imaginait bon, et les circonstances nous ramènent brutalement à la raison).

Deux postulats fondamentaux : un, tout succès majeur exige une prise de risque initiale ; deux,  c'est justement en réduisant ce risque à l'extrême qu'on peut obtenir d'excellents rendements (contrairement aux idées reçues). To finish first, you must first finish.

Ne rien faire et se laisser porter par les flots est clairement l'alternative la plus risquée (en plus d'être la moins drôle). Choisir son camp.

Neuvième étape : avec la pratique et l'expérience, chacun devient capable de définir son cercle de compétence, et d'agir dans une sphère à la portée de ses (forcément modestes) capacités intellectuelles (les nôtres sont risiblement limitées).

Par exemple, si professionnel du pétrole en journée, inutile de concentrer son énergie à investir dans des compagnies pharmaceutiques en soirée. Ne travailler qu'avec ce que l'on comprend.  Personne n'est jamais devenu riche en exposant son capital à des dynamiques dont il ignorait tout, et vous ne ferez pas exception.

Refuser de surpayer, car l'authentique enrichissement a lieu à l'achat, pas à la vente - saisir l'opportunité est mille fois plus difficile que d'en reconnaître l'existence a posteriori, et de la solder.

Il faudra être contrarien et courageux. Se souvenir qu'il y aura inévitablement des périodes plus difficiles que d'autres : elles font partie du défi, mais l'obstination (raisonnée) en triomphe toujours.

C'est à ce stade qu'on est typiquement le plus tenté d'abandonner. Personne n'a jamais prétendu que ce serait facile. Si d'ailleurs ça l'était, tout le monde serait riche.

 Dixième étape : accumuler du capital est une chose, le conserver en est une autre (encore moins facile). Rester humble et rationnel n'est pas une posture - c'est un devoir moral, et une nécessité de survie.

Garder son ego sous contrôle, et continuer de méthodiquement dérouler son business plan : la félicité finit (presque) toujours par reconnaître les siens.

(source: l'investisseur Français)



26/11/2015
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