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senti bon! mais a quel prix!

En stick, à bille ou en spray, sans parfum, sans aluminium et sans alcool… En matière de déodorant, les ivoiriens ont le choix et ils en raffolent.

Entre ceux qui garantissent de ne pas faire de trace blanche, de ne pas décolorer les vêtements ou de prolonger leur efficacité jusqu’à 72h, les déodorants multiplient les promesses. Le secteur pèse aujourd'hui 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires.

Ces odeurs qui nous embarrassent au quotidien

Tout commence par ces odeurs désagréables que l’on aimerait dissimuler le mieux possible. Elles sont dues aux bactéries qui se trouvent sous nos aisselles. La chaleur permet, à cet endroit, leur prolifération. C'est à leur contact que la sueur prend cette odeur désagréable.

Pour lutter contre ces bactéries, un ingrédient : l'alcool. Par son action bactéricide, il permet d'éliminer dans le même temps l'odeur de transpiration. Il est cependant agressif, surtout sur une peau lésée, après épilation par exemple. Certaines marques choisissent donc de le retirer de leurs produit au profit d’autres ingrédients.

Déodorant, anti-transpirant : deux modes d’action

Sur le marché, il existe deux familles. Il y a tout d’abord les bons vieux déodorants. Ils éliminent les bactéries responsables des mauvaises odeurs entre autres grâce à l’alcool, absorbent la transpiration grâce à un ajout de talc ou d’une substance similaire, et masquent l'odeur de transpiration avec leur parfum.Toute l’action se situe en surface.

Les anti-transpirants, eux, agissent en profondeur. Apparus dans les années 90 après la découverte d’un ingrédient miracle - les sels d’aluminium (Aluminium chlorohydrate) - ils ont envahi le marché. Cette nouvelle génération de déodorant diminue la sudation en réduisant le diamètre des pores de la peau. Les orifices des canaux de sudation réduits, les aisselles transpirent moins.

Les sels d’aluminium sur le banc des accusés

Malgré leur efficacité, ces particules métalliques sont cependant suspectées de favoriser le cancer du sein, qui touche aussi, rappelons-le, les hommes. Des chercheurs suisses ont observé que ce type de tumeur se développait depuis environ cinquante ans davantage dans la partie externe du sein, proche des aisselles.

Depuis 2011, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) préconise de ne pas dépasser une concentration de plus de 0,6% de sels d’aluminium dans les déodorants. Ils déconseillent aussi fortement l’application de produits comportant des sels d’aluminium sur une peau comportant des lésions (microcoupures, exéma, etc.), ceux-ci pénétrant alors plus facilement dans la peau.

Malgré ces recommandations, les industriels continuent d’user et d’abuser de cet ingrédient. Dans le cadre d’un documentaire diffusé sur France 5 et intitulé « La guerre des bonnes odeurs », une équipe de journalistes a testé la concentration en sels d’aluminium d’une dizaine de déodorants. Résultat après analyses en laboratoire : la plupart contient  environ 3% de sels d’aluminium.

Dans la mesure du possible, mieux vaut donc privilégier les déodorants exempts de cette substance. Pour s’y retrouver, l’Observatoire des Cosmétiques publie chaque année un guide des meilleurs produits testés par plusieurs experts indépendants.



28/05/2015
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